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07/03/2014

il faut tourner la page

une page de 18 ans, tu la tournes comment ? C'est lourd, non ? ça pèse un peu ?

18 ans. 10 et 8 ans. 2 et 16 ans. ou plus exactement 2,5 et 15,5 ans. un classeur rempli de bulletins de salaire. à conserver sans limitation de durée. pour la retraite que nous ne toucherons jamais.

à mon âge, il y a quelques siècles, on mourait. de vieillesse. maintenant, on veut croire à une nouvelle jeunesse. je me suis prise à ce jeu. des études. encore. une conception du travail à revoir. des fondations ancrées à ébranler, des idées acquises à bousculer, un vrai chantier. la peur au ventre. aussi. et si...? et si ? balayer ces oiseaux sombres, se faire confiance, ... et accepter la possibilité de se planter. oser.

oser tourner la page.

oser écrire sur la suivante. encore blanche.

18/10/2013

au bureau, conversation.

 


moi : oh mais vous n'avez pas d'enfants encore...

collègue : non, et pas tout de suite.

moi : pourquoi ?

collègue : parce que ça coûte cher.

moi : certes... mais ce n'est pas une raison, si ?  il y a des gens moins riches qui ont des enfants.

collègue : oui, mais ils ont des allocs.

moi : ça dépend des pays dans lesquels il vivent...
 
collègue : ... hum, j'ai mal à la tête, je vais y aller. Machin (autre collègue présent), tu fermes la boutique ?

27/09/2013

Sur le banc

Sur le banc du jardin public, je me suis allongée. J'y ai déjeuné, de petites préparations maison. Soleil et pigeon comme compagnons. Seul bémol : il faut retourner au bureau. Je traine la patte, semelles de plomb sous les paillettes de mes sandales. Plus que quelques heures de pénitence. La fin de la semaine est imminente.

13/09/2013

à toi... et aux autres

Tu sais, je pense souvent à toi. Je me demande ce que tu deviens, j'espère que la vie t'apporte ce qui te fait plaisir, ce qui te fait grandir, ce qui te fait rire. Je te connais... Non, je ne te connais plus, je te connaissais, un peu, pas trop, un peu beaucoup, je te fréquentais, nous avons passé du temps ensemble, nous avions des projets, nous avons du vécu, des mauvais moments, et de très bons. Et puis un jour, nos chemins se sont radicalement séparés. Parfois, une rupture claire et franche. D'autres fois, un éloignement, une absence de réponse aux sollicitations, les liens qui s'effilochent, qu'on pourrait renouer, mais il faut se rendre à l'évidence, une chaussette trop trouée ne vaut plus la peine d'être reprisée.

Je pense à toi, et j'aimerais avoir de tes nouvelles. Je pense à toi, et je me demande si toi aussi, parfois, tu penses à moi. Je pense à toi et je n'ose pas. J'ai peur d'avoir mal de nouveau. Malgré toutes les bonnes choses que j'ai apprécié avec toi, malgré tes bons côtés, malgré mes bons souvenirs. Je pense à toi.

28/08/2013

finir

finir les vacances. finir la valise. finir l'assiette. vérifier la terrasse. vider la poubelle. fermer la porte. composter le billet. monter en voiture. rêver sur le déroulé des paysages par la fenêtre. grimper les étages. pousser la porte. poser le sac. ouvrir les fenêtres. sortir les affaires. remplir la machine. s'assoir à table. boire un verre. et y croire.

26/08/2013

opaque

Il me dit que je suis opaque. Opaque pour ci et pour ça.Peut-être. C'est comme cela qu'il me perçoit. Opaque.

Je souris en pensant au pseudo que j'ai choisi ici. Lever l'opacité, la percer, la transpercer.

peekaboo. opake.

22:20 Publié dans egocogito | Lien permanent | Commentaires (0)

12/08/2013

tourne, tourne, tourne...

le vent souffle dans les tourniquets pour enfants, tu sais, les petits trucs qui tournent quand on souffle dessus ? Il y en a deux. Rouge à pois blancs. Plantés sur la balustrade. Et ils tournent, tournent, sur le bleu de l'eau en arrière plan.

Mes idées tournent et voguent. Je vague et je divague. Il y aurait tant à écrire, tant à dire, tant et tant. Je me tais. Je tais. Je mets tout ça dedans. En espérant que cela s'efface. J'aimerais ne pas avoir perdu ma naïveté, j'aimerais être moins lucide, j'aimerais croire en ce meilleur qui a perdu de son éclat. Est-ce que le temps remplira son office ?

Vivre. Sans que les blessures me pèsent. Sans que les peines refusent de cicatriser.

Je voudrais être un phénix.
Finir de me consumer et renaitre.

25/06/2013

se résigner

Il est temps de me résigner à ne plus écrire, à ne plus dire, à ne plus prendre le temps. Il est temps d'arrêter de croire que je peux raconter, me raconter, sous divers traits. Il est temps de cesser ces errements, et de poursuivre une destinée, ou une autre.

Trois téléphones au fond du sac, un perso, un pro, un pro. Dichotomie, vie tranchée, hachée, pour une schizophrénie banale, avec ses parties scotomisées, et ses parts d'ombres.

Une fatigue pleine et sereine, que rien n'arrête, rouleau compresseur de mon énergie, elle gagne du terrain, nuit après nuit, elle grignotte et ajoute de l'ampleur à son territoire.

Nuit noire, lune pleine, en haut, ici, dans le ciel, je vois les nuages arriver de l'ouest, je révère les derniers éclats du soleil dans le ciel avant son coucher là-bas derrière les tours.

Et ces histoires, ces tranches de vie, ces petits riens du quotidien, ne plus rien en faire, les laisser filer, dans ma mémoire déficiente, rêver à l'art et s'endormir le soir en y croyant jusqu'au petit matin.

07/02/2013

ernest guiness business

Elle entre comme chaque matin dans ce café, salue Ernest et l'ensemble des présents. Debout, un homme en longueur, âgé, chauve, mince un accent dans le bonjour qu'il lui offre en réponse en plus du grand sourire. Derrière ses lunettes à fine monture métallique, de la malice scintille dans ses yeux. Elle s'installe au comptoir à côté de ce type pendant qu'Ernest lui confectionne son petit noir. Un kenyan ce matin. Elle apprécie. Elle demande à quoi est ce cake, là, dans la vitrine ? Il est sombre mais pas assez pour être au chocolat. C'est un cake au gingembre, au gingembre et à la guiness. Le grand chauve s'intéresse au sujet, il s’immisce dans la conversation, très intéressé par le gâteau. Tellement intéressé qu'il ne cache plus son appétence et demande s'il peut en avoir une part. De gâteau. Ernest découpe une tranche et la lui sert. Le chauve commente, et propose même à la jeune fille d'en prendre un morceau, pour goûter. Elle décline, poliment, l'invitation.
En partant, elle glisse à Ernest dans un clin d’œil : la prochaine fois, je prends un pourcentage sur les ventes.

23/11/2012

Nut-nut ! h(ella)s

Après la double page de désinformation dans mon canard, l'édito orienté dans un supplément féminin du week-end (les journalistes travaillent-ils ou ne sont-ils que des perroquets ?), j'aimerais savoir pourquoi personne ne demande à cette honorable compagnie qui nous veut du bien avec son huile de palme dans sa recette, pourquoi donc ne pas mettre du beurre comme avant ? hein ? (est-ce que c'est parce que ça coûterait plus cher ?? ou parce que ça ferait du mal à la planète ?? quels arguments pourraient être avancés ?)

Autre sujet, même heinz a inséré du sirop de glucose dans ses ketchup... après montblanc il y a de ça quelques années, même mmon ketchup favori passe du côté de la force obscure.

Je me souviens de cette discussion à l'emporte pièce sur le billot de bois à hamburgers fameux... le pouvoir de ne pas manger ce qu'on veut nous faire avaler est dans nos mains, il suffit de ne pas l'acheter, de ne pas consommer. Ouvrir les yeux, regarder ailleurs, choisir.