07/02/2013
ernest guiness business

Elle entre comme chaque matin dans ce café, salue Ernest et l'ensemble des présents. Debout, un homme en longueur, âgé, chauve, mince un accent dans le bonjour qu'il lui offre en réponse en plus du grand sourire. Derrière ses lunettes à fine monture métallique, de la malice scintille dans ses yeux. Elle s'installe au comptoir à côté de ce type pendant qu'Ernest lui confectionne son petit noir. Un kenyan ce matin. Elle apprécie. Elle demande à quoi est ce cake, là, dans la vitrine ? Il est sombre mais pas assez pour être au chocolat. C'est un cake au gingembre, au gingembre et à la guiness. Le grand chauve s'intéresse au sujet, il s’immisce dans la conversation, très intéressé par le gâteau. Tellement intéressé qu'il ne cache plus son appétence et demande s'il peut en avoir une part. De gâteau. Ernest découpe une tranche et la lui sert. Le chauve commente, et propose même à la jeune fille d'en prendre un morceau, pour goûter. Elle décline, poliment, l'invitation.
En partant, elle glisse à Ernest dans un clin d’œil : la prochaine fois, je prends un pourcentage sur les ventes.
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23/11/2012
Nut-nut ! h(ella)s
Après la double page de désinformation dans mon canard, l'édito orienté dans un supplément féminin du week-end (les journalistes travaillent-ils ou ne sont-ils que des perroquets ?), j'aimerais savoir pourquoi personne ne demande à cette honorable compagnie qui nous veut du bien avec son huile de palme dans sa recette, pourquoi donc ne pas mettre du beurre comme avant ? hein ? (est-ce que c'est parce que ça coûterait plus cher ?? ou parce que ça ferait du mal à la planète ?? quels arguments pourraient être avancés ?)
Autre sujet, même heinz a inséré du sirop de glucose dans ses ketchup... après montblanc il y a de ça quelques années, même mmon ketchup favori passe du côté de la force obscure.
Je me souviens de cette discussion à l'emporte pièce sur le billot de bois à hamburgers fameux... le pouvoir de ne pas manger ce qu'on veut nous faire avaler est dans nos mains, il suffit de ne pas l'acheter, de ne pas consommer. Ouvrir les yeux, regarder ailleurs, choisir.
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12/09/2012
confiance
Il raconte l'affront de l'ancien associé, ce matin, dans la rue. "Tu te rends compte, il a fallu que je le retienne par la manche, il ne m'a pas salué, il ne m'a pas regardé, alors je l'ai arrêté. Par la manche. Et je lui ai parlé. Tu sais ce qu'il m'a dit ? Que j'étais malhonnête ! Moi ! Après tout ça. Il oublie que même l'avocat avait refusé de signer dans ces conditions aussi tordues, et que tout cela relevait de sa responsabilité. Il m'a dit qu'il ne me parlait plus, il a même ajouté que "de toutes façons, je n'existais plus" ! Tu te rends compte, ? moi, malhonnête ? Et après tout ce qui s'est passé, il ne veut même plus me parler !! Tu sais quoi ? On ne peut plus faire confiance à personne."
Elle lève les yeux, et change rapidement de sujet, pour ne pas dévoiler ses pensées.
Ne plus faire confiance à personne.
Lui dire ça à elle ! Après ce qui s'est passé, ce qu'il a fait pas plus tard que l'été dernier ? Elle sait depuis qu'elle ne peut plus faire confiance. En tous cas, plus à lui. Elle se demande si lui, il lui fait encore confiance, à elle. Elle saisit la bouteille "Veux-tu un peu plus de vin ?".
00:29 Publié dans iL&eLLe&eLLe&iL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/08/2012
pétrolette
Je reprends black mamba, je fais demi-tour, et c'est parti ! Je regarde dans le rétro, toujours personne. Mais c'est quoi ce bruit de robot moulinex ? Je commence à sentir l'angoisse monter en moi. Mais quelle conne je suis de vouloir conduire cet engin. Au moindre pépin, je me sens couillonne, je ne sais rien faire pour parler à ces machines, qu'est-ce qu'il y a encore qui va pas ? Une ligne droite, j'accélère, je monte dans les tours, rond-point, je descends les vitesses, je repars, le bruit a disparu, black mamba ronronne comme avant. Jamais je ne saurai ce qu'il s'est passé. Au fond de moi, je prie pour que cela ne se reproduise pas. Et je note qu'il faut que je prenne rendez-vous avec mon préparateur préféré.
17:16 Publié dans le banal au quotidien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06/08/2012
au lieu de
Au lieu de me mettre sérieusement à la reprise de la rédaction de ce document, je m'adonne à l'une de mes activités préférées : la procrastination. Comme dirait celle que j'ai eue au bout du fil ce matin, on va parler de mise en route longue, mais nécessaire. Hum. J'ai trainé en ville, j'ai trouvé des articles en solde, pour moi, je les ai fait mettre de côté, pour mes enfants, j'ai tout dévalisé. Je regarde les nuages s'effacer devant le soleil qui repointe ses rayons, j'ai envie de retourner nager, j'aimerais que tout ça ne soit qu'un mauvais cauchemar.
Je me demande si je peux rentrer au pas de course. Peut-être demain... À moins que je ne prenne black mamba... Envie de partir rouler... En ce moment, je ne vois que des photos du col de la Bonnette. J'ai envie de rouler, là-haut et ailleurs. Pas de rester le cul sur ce velours rasé à attendre qu'enfin l'inspiration prenne la place de la rancœur et me libère de ces boucles incessantes de pensées inutile.
18:16 Publié dans le banal au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/07/2012
nice mandarine
mon côté midinette s'exprime sur le bout des doigts. Je cherchais le nom de cette couleur, j'hésitais entre orange et mandarine. Sur le flacon, c'est écrit NICE. Et là, bam, question existenstielle : comme la ville ou comme l'adjectif anglais ?
22:50 Publié dans quand je fais la fille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/07/2012
caresses
les plus belles caresses sont celles qui effleurent la peau et ignorent les fêlures.
00:05 Publié dans le banal au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21/07/2012
ma minute people
Pendant que certains facebookent leur soirée au vanderlust, je sirote du concombre, avocat, coriandre.... au comptoir. Ailleurs. Je jette un œil derrière moi. Je tape dans mes mains. Mais comment s'appelle-t-elle ? Cette jeune actrice ? Qui jouait dans Juno ? Helen Bridge ou un truc approchant.
Ça me procure toujours une impression étrange de cotoyer une personne que j'ai vue sur écran plusieurs fois, cette impression de la connaitre, et ce sentiment d'intimité, de proximité, de déjà vu... absolument pas partagé.
23:15 Publié dans le banal au quotidien | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19/07/2012
friends and family
je ne sais qui avait dit 2012, l'année de la loose... mais force est de constater que pour moi, ça s'applique un peu trop exactement.
je la croise dans ce resto, on échange deux-trois banalités, elle me dit de passer, ce soir, c'est l'ouverture officielle, hier, c'était la pré-ouverture, friends and family only ajoute-t-elle. Oui, je sais que je ne fais pas partie de la famille, pour les amis, merci de me l'apprendre.
Ne pas desserrer les dents, sinon le protège-dents tombe, et j'aimerais en garder quelques unes, ça pourrait toujours servir pour mordre quand je pourrais le faire de nouveau.
19:47 Publié dans le banal au quotidien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/07/2012
En semaines
Une semaine, et c'est fini.
Deux semaines, c'est les vacances.
Trois semaines, je retourne à la rédaction universitaire.
Quatre semaine, j'achève la rédaction.
Cinq semaines, une piqure de rappel de vacances ?
Six semaines, de la balade en province ou des préparatifs de rentrée...
Sept semaines, et suivantes... préparatifs en tous genres.
Dans deux mois et quelques, un nouvel ailleurs. Avant d'avoir fait ouf !, nous nous serons envolés. Je n'aurais pas vu, je le sais, ce temps passer.
23:18 Publié dans le banal au quotidien | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note