05.01.2009

rêve et réflexions

des nuits au sommeil entrecoupé, souvenirs...

rêves entrelardés, souvenirs de bribes au réveil, l'avantage dans l'inconvénient, un peu de matière à mettre sur un divan

je suis dans l'attente, je suis dans une salle, dans une chambre, j'attends un médecin, ou une personne du corps médical, je discute au téléphone avec une oreille attentive, j'explique la chambre à deux lits, mais peut-être que si j'ai de la chance, un seul, et puis, l'entretien, avec le médecin ou assimilé, j'ai des images dans l'esprit, celles imprimées par la détection des ondes envoyées par une sonde, je discute avec la personne, là, en face de moi, et je lui dis ce qu'elle n'ose pas dire, je n'attends plus rien, comment est-ce possible ? mon corps n'a pas évolué, je visualise mon coprs comme un spaghetti informe, incapable de se tenir, incapable d'enfler, incapable.
en face, d'une voix lointaine et présomptueuse, on m'assène des recherches à mener du côté psychique, oui, vous devriez vous pencher là-dessus, c'est plus fréquent qu'on ne croit, la prégnance de l'esprit sur tout ça,
je ramène tout au cartésien, au tangible, au concret, au réel : oui, mais comment est-il possible de ne PLUS attendre d'enfant ? Vous avez vu comme moi, il y avait un foetus, là, en moi. Je n'ai pas fait de fausse couche, je n'ai pas eu d'intervention, il ne s'est rien passé, et pfffuittt, comme ça, plus rien ? Je ne suis plus enceinte. Là, devant vous, plus. Comment est-ce possible, docteur, comment ? La puissance de l'esprit sur le corps, le mental très très fort, oui, d'accord, mais là, non, j'ai juste besoin d'une explication, biologique, logique, raisonnée, rationnelle.

La suite, s'il y en a une, a disparu.

 

Moi qui pensais ne plus y penser... ah, ah, la bonne blague ! moi qui me remet à penser, à moi, à mon fonctionnement, à mon mental, à tout ça, au tout ou rien, à ma tendance naturelle à me priver de tout, parce que rien, à négliger les possibles parce que ce que ma volonté voulait ne s'est pas réaliser, à tout brûler au lance-flammes, tout, la moindre hypothèse, la plus petite des sauterelles d'espoir, le moindre papillon de lubies, seule dans mon désert brûlé, tellement malheureuse que je ne veux partager avec personne ce malheur, il doit bien avoir une valeur, il est tellement fort, renforçons le encore, tout ou rien, puisque rien, allons y gaiement, rien de rien. Rien, politique de la terre brûlée, derrière moi, rien, devant moi, vous allez voir, je suis une icône de la souffrance, écartez vous, vous ne pouvez rien pour moi, je suis perdue, rien de rien. Rien. Tout. Rien.

STOP. assez, arrête. arrête s'il te plait, arrête ça. arrête. (envie d'une voix calme qui dit là, là, doucement, et d'une main qui tapote, qui caresse, qui donne le rythme, la tête posée sur une épaule)

Il est temps d'évoluer. Souris toi, allez, fais un effort, ce n'est pas si difficile, essaie encore, et demain aussi, n'oublie pas.

 

Commentaires

Merci d'avoir laissé une trace de ton passage sur mon blog. Je découvre le tien, la lecture m'a l'air prometteuse... :)

À très bientôt!

Ecrit par : Coco | 05.01.2009

-> coco
bienvenue !

Ecrit par : peekaboo | 05.01.2009

tu crois que ça peut changer de ventre, un foetus? pas encore mère, et déjà disqualifiée, quelle ingratitude,

Ecrit par : griz | 07.01.2009

-> griz
changer de ventre, tiens, c'est une idée ça ! je pense à ma copine qui déteste la maternité de A à Z, enceinte de son 3ème, à qui j'avais dit "si c'était possible, je le porterais pour toi et te le livrerai après l'allaitement". changer de ventre, un foetus ?

Ecrit par : peekaboo | 07.01.2009

oui, bon c'est facile à dire, mais ça ne me choque pas du tout , les mères porteuses, (après tout, pourquoi celles qui peuvent pas porter ne pourrait pas s'occuper d'un bébé, si elles ont du temps?)

Ecrit par : griz | 08.01.2009

-> peekaboo
mères porteuses des temps modernes v/s nourrices des temps anciens...

Ecrit par : peekaboo | 08.01.2009

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