01.11.2009
en prendre plein les dents
J'ai jeté un puzzle que je croyais incomplet car refilé par une gentille dame, mais avec d'autres jeux incomplets ou inutilisables, donc classés verticalement illico presto avant de servir d'encombrants dans la chambre, grande certes, je préfèrerais qu'elle reste sapcieuse. Gros scandale, car des pièces manquantes, peut-être l'exhaustivité des pièces manquantes qui plus est, a resurgi en tombant d'un carton. Petit Tigre (aujourd'hui c'était la famille Tigre) m'en veut beaucoup beaucoup, et il ne manque pas de me le répéter, jusqu'à ce que je craque et parte m'isoler pour lâcher mes larmes. C'était avant, avant qu'il ne fasse une crotte dans son boxer.
Un caca dans la culotte, allez, c'est l'heure anticipée du bain, on en profite, on ne dit pas que c'est grave, on explique que les grands ne font pas caca dans la culotte, que s'il faut remettre la couche, on ne pourra plus aller à l'école (la punition ultime !!! quel bonheur ce gamain !), etc.
Bain, donc,
slip, pyjama, préparation du diner,
maman pipi, dans les toilettes, rien, mais slip et pantalon mouillés, je change.
Et rebelote. Avant de mettre la serviette pour passer aux choses sérieuses de l'assiette, question, constat : slip, bas de pyjama, mouillés. Je change. Il reste dans l'armoire plein de hauts de pyjamas, sans un pantalon assorti... et le panier à linge sale vidé dans la journée se remplit terriblement rapidement.
Dîner. Pendant que je débarrasse, je le vois se réfugier sous la table, comme avant, quand il se planquait pour faire la grosse commission. Je l'interroge, lui propose le pot, les toilettes, il dodeline la tête en signe de dénégation. Mais... j'avais raison. De ses yeux de chien battu, en sortant de sa retraite, il acquiesce lorsque je lui demande s'il n'aurait pas remis une crotte dans son caleçon.
Je me fâche, je suis triste, je le lui dis, je suis fatiguée, j'ai du mal à faire face, je me suis brûlée la main avec l'eau chaude du four vapeur, et en plus ce mioche qui tente tout pour attirer l'attention et redevenir le bébé de la maison, alors que le deuxième ne veut même pas venir.
Nous faisons la paix, et allons trinquer le biberon de lait dans le fond du canapé, collé-serré, câlin du soir. Il marmonne dans la tétine, je lui demande de répéter sans téter. Il demande :
"Est-ce que vous serez toujours mes parents ?"
22:42 Publié dans Petit Lion (ex-Monsieur Bébé) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
il me fout les larmes aux yeux ce billet... peut-être parce que je suis l'ainée et que ça réveille des choses... oh putain cette envie de chialer...
Ecrit par : Le Chat | 02.11.2009
-> lechat
lâche les larmes, lâche-les...
Ecrit par : peekaboo | 02.11.2009
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